jeudi 18 mai 2017

ELECTION MISS COTE D'IVOURE 2017

LA FINALE DE L'ELECTION MISS CÔTE D'IVOIRE 2017.

En effet, la finale de l'élection de la " plus belle femme" de l'année 2017 de notre pays selon eux se tiendra très bientôt sous la co tutelle du Ministère de la Culture et de la Francophonie et du Ministère du Tourisme.

Et parmi les nombreux parténaires, nous avons deux grandes structures étatiques, notamment: Côte d'Ivoire Tourisme (Ministère du Tourisme)
et l'Agence Emploi Jeunes (Ministère de Jeunesse, de l'Emploi des Jeunes et du Civisme).

Je voudrais en toute humilité et en toute objectivité comprendre l'impact socioculturel, touristique et de l'employabilité des jeunes que pourrait engendrer cet évènement. Je peux me tromper, mais je pense qu'on s'associe á un évènement pour non seulement des interêts communs, mais aussi parce que nous recherchons les mêmes objectifs. C'est pourquoi, comme tout citoyen lambda, je me pose les questions suivantes:

1) L'élection Miss CI dans son contexte et dans son organisation actuels exprime quoi de culturel et de touristique? Promouvoir davantage l'aliénation culturelle et développer le tourisme sexuel dans notre pays? En dehors du sexe, quel pourrai etre l'aspect touristique de cette cérémonie?

2) Par ailleurs, á travers l'association de l'image de la structure Agence Emploi Jeune á cet évènement, je me demande encore comment est ce que l'élection Miss pourrait-elle offrir de l'Emploi aux Jeunes? Comment peut-elle favoriser l'obtention d'emploi? Peut-être que je ne comprends pas vraiment les dessous, mais l'Agence Emploi Jeunes ici, pourquoi faire?.....

Bien, il est important que nos Institutions Nationales se décomplexent totalement et oeuvrent pour la promotion réélle de nos valeurs socio culturelles. Qu'elles arrêtent d'utiliser l'argent du contribuable et du privé pour aliéner davantage le Peuple!

Pour ce qui concerne la situation actuelle de notre pays, que le Gouvernement travaille avec tous les acteurs de la sécurité et de la défense afin que la paix, la stabilité et la cohésion sociales reviennent rapidement. Les mutineries ne sont pas á la faveur de l'image de notre pays. C'est pourquoi je pense qu'il faut que le Chef de l'Etat s'implique personnellement dans la recherche des solutions. Je pourrais en toute impartialité lui suggérer de ne pas négliger la piste des hommes en costume, car le vrai mutin pourrait être en costume-cravate et non en uniforme.

ELECTION MISS:  RECHERCHE DE L'EXCELLENCE. OUI MAIS LAQUELLE?

Que Dieu facilite la compréhension!
Je vous remercie
SEYDINAN Chérif Ahmed
Activiste culturel

mardi 11 avril 2017

LA CÔTE D'IVOIRE, CHAMPIONE DE LA CROISSANCE AFRICAINE

LA COTE D'IVOIRE, CHAMPIONNE DE LA CROISSANCE (ECONOMIQUE) AFRICAINE.

AVEC UN TAUX DE CROISSANCE ESTIME A 9% EN 2015 . 8,5% EN 2016 (BANQUE MONDIALE). CROISSANCE DE 10,3% EN 2015 FINANCIAL AFRIK. La moyenne depuis 2012 est de 9%. Etc.

MAIS QUE DIRE LA REALITE?
ET SI ON EN PARLAIT UN PEU DE MANIERE "TERRE A TERRE" EN DEUX IMAGES.

En effet, quand la croissance de l'économie de mon beau pays, la CÔTE D'IVOIRE était selon des Gouvernants ou des Institutions à moins zéro (- 0), la famille mangait à peine une fois par jour. Juste un plat de riz (communement appelé Déénkacha ou le malowoussou) accompagné d'une sauce claire sans aucune proteine animale, mais salé. Elle se soignait grâce aux médicaments achetés dans la rue à Adjamé-Roxy. La première fille de la famille, malgré son diplôme de comptabilité était servante  (bonne à tout faire) dans une famille chic á Cocody. Le second fils, aussi diplôme était gestionnaire de Cabine téléphonique et son jeune frère grouillait (coxer) á la gare. La dernière fille, n'ayant pas eu la chance d'être scolarisée, aidait sa pauvre mère à vendre au marché. Le père, quant à lui, faisait tous les travaux qui lui tombaient sous la main pour assurer un loyer de 8500 f / mois dans un bidonville de la capitale (ex WASHINGTON ).

Depuis que notre compatriote, éminent économiste de Grand-Bassam et son équipe sont au pouvoir, la croissance selon eux est passée de moins zéro (- 0) à 8%, 9%, 10,3% (deux chiffres, même à plusieurs chiffres). Mais le quotidien et le regime alimentaire de la famille n'ont point evolués, malgré tous ses efforts. La famille tente tant bien que mal á maintenir l'équilibre. Rien n'a positivement changé dans leur triste vie. Comme elle, plusieurs million de famille du pays expriment les mêmes désarrois face á la montée de croissance économique du pays.

Par contre, la vie a changé pour certains Ivoiriens dont le plus éloquent est l'expérience de notre cher économiste de Grand-BASSAM. Après le coup d'Etat de 1999 et durant toute la longue période de crise qui a suivie, notre compatriote avait complètement disparu de la scène politique et économique du pays.

Durant cette époque, la même croissance était à moins zéro, aussi pour lui, comme pour la famille. La différence est que lui a évolué avec la croissance, car il fut non seulement son retour sur la scène politique, mais mieux, en crescendo selon la croissance économique du pays publiée par lui-même et certaines Institutions internationales: c'est-á-dire de moins zéro jusqu'á plusieurs chiffres. D'où sa situation économique  de DEPUTE, PREMIER-MINISTRE á VICE-PRESIDENT. Avec lui, la croissance a tout son sens. Il est devenu charmant et très beau pour ne pas dire séduisant. Il brille de mille feux.

Aujourd'hui et désormais, la question qui s'impose au citoyen lambda est la suivante:

LA FORTE CROISSANCE ECONOMIQUE DE NOTRE PAYS TANT VULGARISEE PAR NOS DIRIGENTS LES INSTITUTIONS DITES INTERNATIONALES CONCERNE QUEL TYPE D'IVOIRIEN? CEUX DE LA HAUT OU LE BAS PEUPLE? Les faits sont là et très tètus.

En tout cas, pour nous, si cette croissance existe réellement, elle n'est malheureusement pas ressentie par la majorité du peuple ivoirien. Il est donc impératif et urgent que les ressources (les gains) du pays soient partagées raisonnablement entre les Ivoiriens. Sinon en bas, on se ressent les rayons du soleil de cette forte croissance économique du pays. Nos conditions de vie au risque de basculer profondement dans la misère n'ont pas changées positivement.

Que Dieu facilite la compréhension!
Je vous remercie
SEYDINAN Chérif Ahmed
Activiste Culturel

lundi 10 avril 2017

SELON LE FMI, LA COTE D'IVOIRE EST SUR LA VOIE DE L'EMERGENCE

SELON LE FMI (FOND MONETAIRE INTERNATIONAL), LA CÔTE D'IVOIRE, NOTRE BEAU PAYS EST SUR LA VOIE DE L'ÉMERGENCE.

DITES-MOI, MONSIEUR  FMI EST RESSORTISSANT DE QUELLE REGION DE LA COTE D'IVOIRE? CE MONSIEUR VIENT D'OU?

 La Côte d’Ivoire est sur la voie de l’émergence, estiment le Fonds monétaire international(FMI)  et l’Agence de notation financière panafricaine Bloomfield Investment, suite à une mission dans notre pays. C'est amer, mais Rions un peu.

 Et bien, Monsieur FMI et sa famille se soignent dans quel hôpital dans notre pays quand ils sont malades? Sa chère épouse, Maman FMI achète la popote du jour ou de la semaine dans le marché de quelle ville du pays? Sa famille résidant mange combien de fois par jour? Et elle habite dans quelle commune et dans quel quartier?

Monsieur FMI,  dites-moi, vos enfants fréquentent dans quelle école ou dans quelle université en Cote d'Ivoire?
Où vous payez vos factures d'eau et d'élèctricité? Quel est moyen de transport que vous utilisez pour vous rendre au travail?

 Monsieur FMI, il me semble que vous et votre famille ne vivez pas ici, c'est vrai que vous venez souvent en vacances. Malheureusement, vous n'avez pas l'opportunité d'arriver au village, au quartier afin de toucher du doigt le vecu des populations. Vous vous contentez de rester loger á l'hotel 10 étoiles de la capitale aux frais du pauvre contribuable Ivoirien ou Americain ou Français, d'être reçu en audiance par des demagogues et ensuite, vous faites des déclarations honteuse.

Vous ne connaissez même pas les souffrances des Ivoiriens d'Adjouffou, de Gonzac à Port-Bouet. Vous ne savez pas du tout de quoi vivent les populations de derriére-rail, d'Abobo-baoulé á Abobo. Vous n'avez aucune idée du contenu du panier de la menagère de Yopougon, d'Adjamé, d'Attécoubé, de Bouaké, de Man, de Korhogo, de San Pedro, de Gagnoa, de Tiassalé..... vous êtes loin des réalites du peuple, dans des salles de reunions hyper sofistiquées et á vous moquer du bas peuple. Ceux que vous rencontrez, vous présentent un tableau virtuel illuminé de contre-vérité.

 Monsieur FMI, je vous invite à faire un tour dans nos universités surpeuplées, dans nos prisons pleines de jeunes valides, dans nos zones industrielles inondées de jeunes chômeurs, dans nos hôpitaux-mouroirs, dans nos rues émaillées de violence et d'insecurité pour vous rendre compte de la dangerosité de vos erreurs. La Côte d'Ivoire, mon beau n'a pas encore emprunté le chemin qui la conduira sur la voie de l'émergence. Vos indices ne reflètent point la réalité, car ils sont trompeurs. Seulement les nôtres, ceux du peuple sont en harmonie avec le quotidien de l'Ivoirien et plus proche de lui disent le contraire.

Notez Monsieur FMI que les Ivoiriens seront les premiers á confirmer leur émergence, car ce sont eux qui seront les premiers bénéficaires. Nous ne souhaitons que cela, mais de grâce ne nous faites pas avaler vos pillules infentilisantes.

Nous serons en effet sur cette voie que, vous vous pressez dans l'ignorance á annoncer prématurement si seulement si certaines préoccupations sont sur la voie de satisfaction, notamment:

1) la démocratie et la bonne gouvernance incarnées par la lutte contre la corruption, les détournements de déniés publics et la gabegie. La lutte contre le népotisme, le favoritisme et la médiocrité. La justice et l'égalité de chance pour tous. La concrétisation de la stabilité économique, sociale et politique.

2) la promotion d'une identité culturelle originale et authentique, des valeurs traditionnelles et culturelles nationales. Cette démarche permettrait de décomplexer les Institutions, les Dirigeants et le peuple. Une émergence dans un complexe institutionnel et culturel est une utopie.

3) la science, la technologie, la création et l'invention. Aucun pays ne peut prétendre être sur la voie de l'émergence s'il n'a pas une bonne politique scolaire, universitaire et de recherche. Pour émerger, il faut créer et inventer. Il faut financer les inventeurs. Il faut des produits révolutionnaires made in Côte d'Ivoire.

 4) un pays sur la voie de l'émergence a un système de santé performant qui permet á ses Dirigeants de se soigner sur place dans ses hôpitaux publics et surtout offrir des soins de qualité gratuits au peuple.

5) Tous les pays émergents battent leur propre monnaie, maitrisent leur système et leur mécanisme monétaire.

6) la sécurité sociale est l'une des garanties ou des marques pouvant permettre de connaitre un pays en voie de l'émergence. Or nous subissons trop d'attaque de nos postes de securité ces derniers temps. D'où ma "revolte" intellectuelle face a cette declaration orientée de Monsieur FMI. Ce Monsieur est d'où? Il vit loin de nos réalité et c'est lui qui se permet de nous juger. Trop loin, trop menteur.

C'est pourquoi, j'invite les pays africains á créer leurs propres indices et normes d'évaluation de leur santé politique, économique et socio culturelle.
Car aucune théorie étrangère á l'Afrique ne l'aidera á aller au développement durable.  

Que Dieu facilite la compréhension!
Je vous remercie
SEYDINAN CHÉRIF AHMED
Activiste culturel

lundi 3 avril 2017

L'AFRIQUE DOIT SE REVEILLER

L’AFRIQUE DOIT SE REVEILLER. ELLE DOIT SE DEVELOPPER. NOTRE RESPONSABILITE EST DONC ENGAGEE.

L’écrivain nigérian Chinua Achebe disait déjà : «Si l’histoire écrite sur toi ne te plaît pas, écris la tienne. » Cet aphorisme, ouvrant une brèche dans le caractère  scientifique de l’histoire, conforte notre position d’éveilleur de conscience des peuples africains sur les zones d’ombre de l’histoire écrite sur eux selon les idéologies et intérêts occidentaux pour mieux les assujettir. Or l’assujettissement n’encourage jamais l’intégration.

En tant qu’Homme de culture,  nous nous sommes donné du temps pour mener des recherches sur le passé des peuples d’Afrique et du monde noir, depuis l’Egypte antique jusqu’aux grands empires  en passant par les royaumes.
Nous  en concluons que certains historiens occidentaux ont tronqué, falsifié et tripatouillé des faits dans leur démarche analytique sur la vérité historique. Cela, en  faisant miroiter des stéréotypes et autres clichés dévalorisants contre les peuples africains : race inintelligente, barbare, anhistorique et paresseuse, qui n’a apporté aucune contribution à la marche glorieuse de l’humanité.  Bien au contraire, l’Afrique a une histoire, riche, glorieuse, émaillée de conflits certes, mais conduite par de grands hommes, des rois, des reines, des pharaons, des héros et héroïnes, qui ont marqué de leur empreinte l’humanité. L’Afrique a connu de grands savants dont les idées et les découvertes continuent de servir aux générations actuelles.

Malheureusement, l’arrivée brusque et sanglante des explorateurs et envahisseurs a freiné l’élan de développement des peuples d’Afrique, créant des bouleversements néfastes. C’est pourquoi, pour nous le sous-développement dans lequel s’empêtrent les Etats africains ne trouve pas ses causes dans les diagnostics classiques de macro-économie, mais plutôt dans l’acculturation, l’aliénation des consciences, subies par les peuples africains au cours des tribulations historiques : esclavages, colonisation, impérialisme. Alors, nous appelons les peuples africains à un retour aux valeurs culturelles et traditionnelles incarnées par leurs ancêtres, seul gage de développement.

 En effet, ils doivent couper les amarres avec les schémas culturels, économiques et politiques hérités de leurs anciens maîtres.
Nous faisons donc un clin d’œil aux gouvernements et les incite à prendre des décisions courageuses, nationalistes, au profit de l’intérêt général des peuples africains, grâce à des réformes éducatives, des mesures politiques et économiques adaptées aux réalités culturelles africaines. N’est-ce pas la voie suivie par les dragons d’Asie, aujourd’hui pays émergents ?

Les défis à relever par l’Afrique sont nombreux et persistent depuis plusieurs décennies. Mais tous les experts appelés à son chevet se perdent en conjectures. Plus ils sont bardés de diplômes et pétris dans les théories économiques, plus ils étalent leur incapacité à poser un diagnostic clair et à trouver les remèdes adéquats.
N’est-ce pas parce qu’ils sont aux antipodes des réalités historiques et socio-culturelles des peuples qui habitent le continent ?
Le développement n’est pas une marque déposée, ni un cliché photographique à transposer sur n’importe quel objet. C’est plutôt un processus complexe, multidimensionnel qui exige d’abord un regard rétrospectif, ensuite la mobilisation des ressources et enfin, la satisfaction des besoins particuliers à un peuple donné.
Autant un homme amnésique ne sait d’où il vient, autant un peuple sans histoire est indécis et ne peut s’affirmer pleinement.

A lire dans mon oeuvre: LA DICTATURE CULTURELLE
Que Dieu facilite la compréhension
Je vous remercie
Seydinan Chérif Ahmed
Activiste Culturel

dimanche 2 avril 2017

TROP DE PASSIVITE EN AFRIQUE: ATTENTION A L'EVENTUEL RETOUR DE L'ESCLAVAGE

TROP DE PASSIVITE EN AFRIQUE: ATTENTION A L'EVENTUEL RETOUR DE L'ESCLAVAGE.

Ceux d’en face sont unis autour de leurs valeurs socio culturelles, c’est pourquoi, ils resteront toujours forts et dominateurs. De surcroit, ce sont des peuples très attachés aux valeurs de développement. Ils sont très fiers de leur niveau de vie, qu’ils ne souhaitent pas partager.
Alors, quand ils finiront d’user de toutes les ressources du sol et du sous-sol qu’ils nous ont arraché et volé, de 1492, en passant par 1960, jusqu’à nos jours, sachons qu’évidemment, ils reviendront encore très affamés sur le continent. La brutalité et la barbarie seront de retour. Et là, ils ne nous feront aucun cadeau.
Si nous restons comme ça, à s’entretuer, à se mettre les bâtons dans les roues, à se nuire en regardant passivement nos ressources naturelles ; à ne rien faire de nos dix doigts et de nos intelligences, il est clair que nous subirons à nouveau. Celui qui refuse de vivre sera « tuer » et « dévorer » par celui qui veut vivre. C’est ça la vie !
Si nous refusons de nous aimer et d’œuvrer dans l’union à nous développer, et bien ceux qui veulent dompter le développement ne nous laisseront pas en vie. Dans ce cas, notre passage sur terre se soldera par la honte et le regret.
Ces aides dites humanitaires, ces fonds dits fonds d’aide au développement, ces plans dits structurels, ces banques dites internationales, ces institutions dites partenaires, ces normes dites mondiales ne sont que des pilules à nous maintenir dans ce sommeil et dans cette fainéantise mortelle. Réveillons-nous et mettons-nous au travail. Nul ne fera notre bonheur à notre place.

Que Dieu facilite la compréhension!
Je vous remercie
SEYDINAN Chérif Ahmed
Activiste Culturel

jeudi 30 mars 2017

LE PANAFRICANISME : NOUVELLES ORIENTATIONS POUR DES RESULTATS CONCRETS

PANAFRICANISME :
QUE FAIRE POUR L'OBTENTION DE RESULTATS CONCRETS AFIN D'ASSURER LE BONHEUR DES PEUPLES NOIRS ?

Tout d’abord, je tiens à souligner que nul n’a le monopole de la vérité, ni de l’intelligence encore moins de l’engagement politique et socio culturel quant au combat que nous souhaitons tous mener. Je n’affirme pas non plus que ce que je vais développer ici est la vérité, mais je vais vous dire la vérité, celle qui pourrait être ma vérité. En toute humilité, pour moi, le panafricanisme doit être le baromètre de l’intelligence du peuple africain. Il doit être l’expression du génie de création et de créativité noire dans tous les domaines qui régit la vie sociale du peuple noir et du reste du monde. Notamment : la science, la technologie, la culture, la politique, l’économie, la sécurité sociale, etc…

Pour cela il faut nécessairement certaines attitudes et actions. En effet, le panafricanisme doit quitter le monde des hauts intellectuels, le monde universitaire, le monde des colloques, le monde panel afin de descendre et atteindre la masse populaire. Nous devons donc travailler à intéresser les femmes aux marchés, les commerçants, les transporteurs, les consommateurs, les plombiers, les chauffeurs, les menuisiers, les infirmiers à cette idéologie. Il faut avec un langage accessible à tous expliquer le bien fondé des échanges entre les peuples africains. Il faut par exemple, amener la dame qui vend au marché, à comprendre que vendre et acheter la tomate burkinabé ou ivoirienne est plus bénéfique que vendre et acheter sur le marché national ou local la tomate importée de l’Espagne. Tout simplement, il faut être dans la masse : (devant-milieu-derrière le peuple). Il faut impacter positivement la masse. Refusons d’être indexé et mis à l’écart, de se classifier, de se sectoriser. Soyons avec tout le monde. Descendons dans le peuple et faisons nous comprendre par le peuple.

Parce que le panafricanisme doit pouvoir engendrer la paix et la stabilité sociale, gage de tout développement humain. Or il pourrait le faire si seulement s’il participe à l’économie et au jeu politique dans nos pays, à la création scientifique et technologique (il faut financer les inventeurs afin répondre aux besoins du peuple. Besoin en santé, en nourriture, en bien-être…), aux reformes culturelles, scolaires et universitaires.  Pour cela il y a deux choix très importants à faire : avoir l’estime et la confiance de la masse et faire de la politique en briguant des postes politiques et électifs. C’est donc cette masse bien sensibilisée, bien formée, informée et bien éduquée qui nous permettra de dompter ces postes (Presidents, Deputés, sénats, ministres, presidents d'institutions,hauts cadres…). Le panafricain ne doit pas se complexer de travailler avec les pouvoirs politiques dans le sens de combattre les forces du mal endogènes et exogènes. Il est important, voire impératif que nous soyons present dans les instences de décision. Nous devons être dans les gouvernements, dans les Assemblées Nationales, dans les Mairies , dans les conseils régionaux, etc  L’Afrique appartient à nous tous, nous devons participer activement et politiquement á toutes les resolutions nationales, continentales, internationales touchant le destin de nos peuples. C’est suicidaire de se mettre à l’écart. Etre panafricain, ce n’est pas un jeu, ni du m’as-tu vu ? C’est une attitude sérieuse et concrète. Le panafricanisme doit être le socle des politiques nationalistes dans nos pays afin d’aboutir au nationalisme sous régional et enfin au nationalisme continental. Faisons de la politique a l'echelle locale, nationale et internationale.

Pour cela, le panafricain doit refuser de se constituer systématiquement en opposant. Ne soyons pas ceux qui condamnent tout et sont opposé à tout. Evitons de faire peur aux autres. Nous sommes très souvent incompris, parce que nous refusons de nous expliquer. Nous utilisons trop de thèmes incongrus, trop de concepts insaisissables, trop de mots injurieux et animalisant, trop de phrases agressives et fortes. Le panafricanisme n’est pas une opposition subjective, immorale, insensée et insultante à tout.

Quant à nous modèles de dirigeants. Il y a ici trop d’amalgames. Faisons donc attention quant aux politiques à soutenir. Parfois, nous soutenons aveuglement des hommes politiques dépassés. Des présidents, qui prononcent par égoïsme quelques mots à l’endroit des occidentaux. Evitons de donner du crédit à certains dictateurs et présidents africains sous prétexte qu’ils sont panafricains et combattus par l’Occident. Ils n’ont jamais appliqué des politiques culturelles, économiques, scolaires, universitaires et sociales panafricaines. Des panafricains quand ils sont persécuté par le système occidental  qu’ils avaient en amont applaudir, et dictateurs quand tout roule bien en leur faveur. Exemples : Yahaya Jammey, Robert Mugabe, Laurent Gbagbo ne sont pas des panafricains ni des panafricanistes. Ils n’ont jamais été et ils ne se sont jamais réclamés panafricains. Des jeunes panafricains se trompent par exemple sur la position de Laurent Gbagbo face au franc CFA. Il est bien de souligner qu’il ne s’est jamais opposé à cette monnaie coloniale, au contraire, Laurent Gbagbo a fait les éloges du franc CFA en démontrant ses bienfaits et surtout en invitant les pays comme le  Nigéria, la Guinée et d’autre pays à abandonner leur monnaie pour rejoindre le franc CFA.  Les vidéos de son intervention à ce sujet sont trouvables sur le net. Faisons attention sinon nous passons très ridicule souvent. Pour un président, l’action panafricaniste doit s’exprimer quotidiennement dans toutes les prises de décision politique pour prétendre être un défenseur de l’idéologie panafricaine. Ne nous contentons pas de ces discours sporadiques et dirigés. Nous prônons certes, l’indépendance de toutes les institutions africaines, mais ne tombons pas dans l’incohérence. Le panafricanisme n’est pas l’expression d’un égoïsme à haut niveau. Ce n’est pas du gâteau, c’est une âme et une arme.

Par ailleurs, certains parmi nous ont fait du panafricanisme un championnat d’injures. Eux seuls ont le monopole de l’extrémisme, de la vérité et de la frustration. Ils ont aussi la clé des indices qui leur permettent de déterminer qui est panafricain et qui ne l’est pas, etc. Il faut éviter de s’insulter (le jeu du leader dure). Il est très important de se respecter mutuellement dans nos différences. Il faut accepter le débat contradictoire tout en ayant dans l’esprit le bien-être du peuple. Sachons qu’il pourrait avoir deux réalités qui offrent à nous dans notre combat : celle qui nous divise et celle qui nous rapproche. Alors il est nécessaire que nous travaillions à développer et à accroitre la réalité qui nous rapproche. Œuvre à faire de notre mouvement le salut du peuple. Le panafricanisme doit donc pouvoir s’exprimer dans toutes les couches sociales. Il ne doit pas être « la chose » d’une catégorie de personne se réclamant d’un certain niveau de sagesse ou d’intelligence.

Enfin, les questions de religion, de race et de richesse ne doivent pas être les questions clés de nos débats. Elles ne font que nous dérouter du vrai combat. particulièrement, les débats sur la religion ne devraient en aucun cas nous distraire et nous éloigner de l’objectif : notamment le développement politique, économique, scientifique et socioculturel de nos peuples. Au contraire, tel que nos devanciers, Aimé Césaire, Senghor, Damas, Fanon ( le grand mouvement de la Négritude) ont utilisé l’école occidentale pour susciter l’éveil de conscience, pour lutter contre l’esclavage, le colonialisme et l’aliénation culturelle, nous pourrions aujourd’hui à notre tour utiliser la religion pour créer de l’économie et la cohésion en notre faveur.

 Par ailleurs, des panafricains ont démontré que toutes religions sont originaires de l'Afrique. Ils ont démontré que le père du monoteisme est un Africain-Noir, Melkisedek, le maître d'Abraham. D'où l'origine africaine du monoteisme. Ils ont aussi démontré que tous les prophètes étaient des Africains d'origine: Abraham, Moise, Jesus-Christ, Mohamed (saw), Bouddha. Nous devons donc continuer leurs travaux afin de faire connaitre la vérité á Tous. Surtout réussir á décomplexer les éventuels fidèles de ces religions qui pourraient vivre dans une aliénation mensongère et religieuse.

La religion, comme la politique sont les moteurs qui pourraient nous diviser parfois, comme exprimer plus haut, travaillons plutôt sur ce qui nous rapproche.
Nous sommes sans ignorer qu’aucun panafricain n’ignore les valeurs humaines, intellectuelles, panafricanistes, politiques et d’engagement de Samory Touré (musulman) de Marcus Garvey (chrétien), d’Hailé Sélassié (chrétien orthodoxe ), de Kwame Nkrumah, de Thomas Sankara (chrétien), de Bob Marley, pourtant, aucune religion n’a empêché leur combat. Aujourd’hui, la lutte est d’ordre économique, politique et social. L’énergie de cette lutte n’est rien d’autre que l’union, la fraternité, la discipline, la méthode, le travail, l’engagement, l’abnégation, le respect mutuel et la paix.

Chers frères et sœurs panafricains, nos actions sont le baromètre de l’intelligence noire. Démontrons notre intelligence et mettons-la à la disposition du peuple Noir.
Le débat intellectuel et sans animosité est ouvert. J'invite donc chacun á contribuer à la recherche de solutions idoine pour l'épanouissement réel du panafricanisme, notre héritage commun.

Je vous remercie
Seydinan Chérif Ahmed
Activiste culturel

lundi 27 mars 2017

VERS LA FIN DU MANDAT DU CHEF DE L’ETAT, LE PRESIDENT ALASSANE OUATTARA. LA GUERRE DE SUCCESSION VA BIENTOT COMMENCER



VERS LA FIN DU MANDAT DU CHEF DE L’ETAT.
LA GUERRE DE SUCCESSION VA BIENTOT COMMENCER

L'année 2020 approche à grand pas. La fin du mandat du Président approche inlassablement. L'année de l’alternance politique dans le camp présidentiel approche sereinement. Mais trois ans avant, des cousins de sa grande famille politique s’illustrent en déclaration mitigée quant à sa succession. Ces sorties médiatiques démontrent que des duels sont en cours de préparations. Très bientôt, nous découvrirons certainement tous les éventuels prétendants (cachés ou dévoilés). Nous découvrirons surement des frères et sœurs ennemis. Nous découvrirons éventuellement des dauphins légitimes, des dauphins illégitimes,  des dauphins légaux, des dauphins illégaux,  des dauphins révoltés et mêmes des dauphins indépendants.

La guerre de succession pourrait être rude. Mais bien avant ces inévitables batailles fraternelles, nous voudrions interpeller le Chef de l'Etat afin qu'il « éduque » politiquement ses «fils » et « filles » en leur inculquant les valeurs de la paix, de l'ordre, de la tolérance, du partage, de la contradiction, du civisme, du patriotisme et du don de soi. Il est important, voire nécessaire que ceux-ci comprennent qu’en dehors de leur « famille », le pays est constitué de plusieurs autres « familles ».  Alors, que leurs querelles colorées d'ingratitude et d'égoïsme avec son éventuel cortège de haine, de violence (verbale ou physique), restent dans leur propre maison, leur cour commune. Qu'ils s'arrangent à éteindre les flammes qui émaneraient de leur soif de la succession et leur course à la conservation égoïste de l’héritage. Leur colère et leur éventuelle vengeance intestine ne doivent nuire à la bonne marche de la République. Alors, leur palabre familiale ne doit point être propagée dans le pays. La nation ne sera pas prise en otage par leur méchanceté. Le peuple ne sera pas pris en otage par leur soif du pouvoir. Les Institutions de la République ne seront pas prises en otage par leur orgueil.

Vous détenez certes le destin du pays entre vos mains, mais réalisez en même temps que vous n’êtes qu’une partie du peuple, une partie de l’opinion nationale, une partie de l’intelligence nationale, une partie du capital humain national. Alors Chers compatriotes du camp présidentiel, il sera très important pour vous et pour le peuple ivoirien que vous gériez de manière sage, objective, intelligente et réaliste vos éventuelles querelles de succession que nous sommes en train de voir se pointer à l'horizon. Svp, pas de débordement ! Pas de haine ! Pas de chantage ! Pas de violence généralisée ! Pas de gestion de vos problèmes sur la place nationale ! Lavez vos linges sales dans votre cour commune et versez-y les eaux usées. 

Par ailleurs, nous demandons aux associations et aux groupes de soutien de jeunesse qui pourraient être créée par certains des cousins ennemis de faire beaucoup attention. Ils doivent refuser de faire manipuler par tel ou tel cousin. Vous avez obligation d’être courtois, civilisés, bien organisés et de cultiver les valeurs du respect et de la considération mutuels. Les jeunes doivent dépassionner le débat politique et donner la chance aux choix d'objectivité. Ils doivent sortir des considérations partisanes, régionalistes, ethniques et religieuses. Le culte de la personnalité et du parti doit être banni et laisser place aux programmes de sociétés. Ces jeunes doivent enfin refuser de tomber dans la violence et dans la barbarie. Le pays doit coût que coût avancé.



Nous invitons la société civile à sortir de son silence, à analyser la situation et à interpeller les uns et les autres.

Que Dieu facilite la compréhension !
Je vous remercie
Seydinan Chérif Ahmed